Si la participation active de personnes handicapées à la vie sociale et civile est devenue une priorité ; l’intégration des enfants, adolescents atteints d’un trouble envahissant du développement revêt une importance toute particulière pourquoi ? Eh bien malheureusement au regard de monsieur tout le monde l’enfant autiste est considéré comme bizarre, coléreux, capricieux ; malpoli ; idiot ; naïf ;…Puisque son cerveau a un fonctionnement légèrement différent. Un autiste asperger ; par exemple ; dit tout ce qu’il pense, n’a pas de sens social, prend chaque mot au premier degré ; ne supporte pas le bruit…
Plusieurs expériences montrent que les enfants autistes peinent à décoder le monde environnant: son tempo est trop rapide pour eux. D’où l’idée que des désordres perceptifs seraient au cœur du syndrome et c’est pourquoi souvent, les enfants autistes se retrouvent sans prise en charge scolaire du fait de leurs troubles du comportement.
Pour l’enfant autiste, l’environnement est source de confusion par la quantité importante de stimuli à traiter. Stimuli visuels, auditifs, sensoriels. Pour se sentir «à l’abri»les autistes seront certainement isolés et enfermés dans un monde hermétique, car l’effort à faire est considérable.
Alors d’une part l’école devient pour ces enfants un enfer et un stress permanent et c’est ce qui explique la chute à chaque étape du nombre d’enfants autistes scolarisés. D’autres parts il n’est pas évident pour les enseignants d’accueillir un enfant autiste dans un groupe de classe du fait de l’existence déjà des troubles de langage et des comportements stéréotypés.
Pourtant l’intégration scolaire hors les murs des institutions spécialisées est d’une importance cruciale. Elle peut parfois s’effectuer dans des classes normales à faible effectif (avec l’aide d’auxiliaires de vie scolaire), mais ce choix n’est pas sans poser des problèmes de mise à l’écart de l’enfant autiste par les autres enfants. L’intégration scolaire peut également être entreprise dans des CLIS, classes d’intégration scolaire pour un groupe d’enfants présentant un handicap, accueillie avec leur instituteur spécialisé dans un établissement de l’Éducation nationale.
Il est donc primordial que les enseignants apprennent à vivre avec les autistes ils doivent être capable de comprendre la pathologie en ayant tout les éléments fondamentaux qui la caractérisent ce qui les aidera certainement à faire comprendre à l’enfant son environnement et lui permettre de mieux l’accepter. Ainsi il accèdera plus aisément à toutes formes d’apprentissages, d’où toute l’importance d’une formation adéquate
L’enseignant doit avoir du temps, car comprendre l’enfant autiste prend du temps partant du fait que le monde va trop vite d’ailleurs c’est ce qui explique les mouvements répétitifs chez un bon nombre d’autistes, car ces gestes-là ont certainement objectif d’essayer de ralentir le monde environnant, car pour l’autiste c’est des changements perpétuels qu’il faut affronter automatiquement et sans préparation. Cette tension exige une certaine réactivité et une souplesse pour être capable d’attraper les choses pour les assimilés ; ce qui est très compliqué pour l’autiste. Et, ce que font alors les autistes dans cette situation en général c’est de trouver le moyen de ralentir les choses et là justement les gestes répétitifs vont se manifester comme cligner des yeux ; faire bouger la tête de façon répétitive, etc.
